15e congrès de l’ADF/RDA: l’alternance politique, gage de stabilité
15e congrès de l’ADF/RDA.
L’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) tient du 14 au 16 mars 2014 son 15è congrès ordinaire à Ouagadougou. Le thème de ce congrès qui mobilise la crème des héritiers du RDA : « L’ADF/RDA face aux défis de la transition politique et du renforcement de la démocratie au Burkina Faso ».
Pour ce 15è congrès ordinaire de l’ADF/RDA, l’on peut sans se tromper, dire que le pari a été tenu dès son entame. Du moins, c’est ce qui ressort des différentes interventions lors de la cérémonie d’ouverture ce vendredi 14 mars 2014. Venus de toutes les régions du Faso et même des quatre coins du monde, notamment, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, la France, la Guinée Conakry, la République Démocratique du Congo, le Niger, le Maroc, les militants et sympathisants du parti de l’éléphant n’ont pas voulu se faire compter l’histoire. Il s’agira pour les congressistes de toiletter les textes et de revoir les grandes orientations du parti, a souligné Me Bouba Yaguibou, député-maire de Pô, secrétaire général par intérim de l’ADF/RDA, dans son mot de bienvenue.
En marge de ce congrès, le forum libéral qui réunit la coalition du RDA et don le thème : « Enjeux de la gouvernance démocratique en Afrique », se veut l’occasion de faire renaitre des cendres le parti des pères fondateurs de bon nombre de pays africains. A ce sujet, Inge Herbert, directrice régionale Afrique de l’Ouest de la fondation Friedrich Naumann pour la liberté (FNF), dira que la problématique posée par le forum libéral est très capitale au vu de la ‘’fragilité’’ de la démocratie en Afrique. Elle rassure par ailleurs les congressistes, de l’intérêt qui sera accordé par la fondation aux résolutions qui seront issus des assises.
« Après six décennies d’existence, l’ADF/RDA reste débout et ne saurait sombrer comme le prédisent les oiseaux de mauvais augure », parole de Me Gilbert Noël Ouédraogo, président du parti. Pour lui, le parti qui compte à ce jour 43 députés libéraux à l’Assemblée nationale du Burkina Faso est sans doute un ‘’poids lourd’’ dans la balance politique burkinabè. Quant au débat actuel sur la révision ou non de l’article 37 de la constitution burkinabè (qui limite le nombre de mandats à deux), la position du parti est claire « non à une quelconque modification de notre constitution », dira-t-il.
Il est d’ailleurs félicité à cet effet par Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition burkinabè, qui, dans un discours bien nourrit, appelle à une union pour faire front contre une telle initiative. En bon rassembleur, le parti ‘’d’avenir, d’espoir, d’espérance’’ a fait également appel au Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et parti au pouvoir, à ce congrès. Par la voix du député Moïse Traoré, le CDP félicite Gilbert Ouédraogo pour la qualité de son leadership et invite tous les acteurs politiques à militer pour le dialogue.
(Fasozine)