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08 Aug

SENEGAL-ITALIE-MIGRATION UNE ONG MISE SUR LA PROMOTION D’ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES POUR FREINER L’IMMIGRATION IRRÉGULIÈRE

Publié par SAIDICUS LEBERGER  - Catégories :  #AFRIQUE

Diaobé (Kolda) , 8 août (APS) - L’ONG italienne "ACRA", l’Université Milano Bicocca et l’association "Guné" de Kolda ont initié un projet dénommé "Actions de contraste à la dynamique migratoire irrégulière dans les régions de Kolda, au Sénégal et de Gabou, en Guinée Bissau" destiné à stopper l’immigration irrégulière, a constaté l’APS.
 
Ce projet soutenu par la l’Agence italienne pour la coopération au développement cible 24 associations de jeunes et de femmes vivant dans les zones frontalières entre le Sénégal et la Guinée Bissau et s’activant dans des activités économiques comme le maraîchage, l’aviculture, la transformation de produits céréaliers, etc.

Les réalisations de ces associations de Diaobé outenues par le projet sénégalo-italien qui a choisi comme slogan : "Rester et développer son terroir" ou en pulaar "Heddaade e Bamtaade do Mun" ont reçu lundi la visite des responsables de la structure.

"La migration est plus importante à Diaobé Kabendu avec une ampleur réelle. Ici il y a des jeunes qui rallient Diaobé venant des autres villages et pays voisins pour se préparer à partir. Son grand marché est un point de départ pour des jeunes garçons comme filles" a souligné le chargé de la Recherche sur l’immigration clandestine à l’ONG ACRA, Tidiane Baldé.

"A Kabendou, 70 jeunes sur prés de 200 de leurs compatriotes ont quitté le seul quartier de Kabendou 1. Mais il faut aussi souligner que nous sommes confrontés à un manque de fiabilité des statistiques car il arrive que la réalité sur le nombre exact de départ est cachée par les parents et même les chefs de villages" a-t-il relevé.

Selon Tidiane Baldé qui pointe du doigt certains parents qui vendent des bêtes pour financer le voyage de leur progéniture, les jeunes choisissent de partir pour des raisons liées à la pauvreté, à la déscolarisation, etc.
 
"Le nombre élevé de départs se retrouve notamment dans les villages éloignés du fleuve et/ou le bassin de l’Anambé. C’est le cas du village de Sare Yéro Yel où plus de 100 départs facilités par les parents sont recensés dans ce patelin où vivent un peu plus de 400 jeunes" a fait remarquer Tidiane Baldé.

A Kabendou, 70 jeunes sur prés de 200 de leurs compatriotes ont quitté le seul quartier de Kabendou 1. Mais il faut aussi souligner que nous sommes confrontés à un manque de fiabilité des statistiques car il arrive que la réalité sur le nombre exact de départ est cachée par les parents et même les chefs de villages" a-t-il relevé.

Selon Tidiane Baldé qui pointe du doigt certains parents qui vendent des bêtes pour financer le voyage de leur progéniture, les jeunes choisissent de partir pour des raisons liées à la pauvreté, à la déscolarisation, etc.
 
"Le nombre élevé de départs se retrouve notamment dans les villages éloignés du fleuve et/ou le bassin de l’Anambé. C’est le cas du village de Sare Yéro Yel où plus de 100 départs facilités par les parents sont recensés dans ce patelin où vivent un peu plus de 400 jeunes" a fait remarquer Tidiane Baldé.

Dans ce village, un jeune du nom d’Issa, récemment rapatrié de la Libye a, partageant son expérience sur les conséquences de l’immigration clandestine, souligné : "pour rien au monde je ne tenterai à nouveau pareille aventure".

Celui qui raconte avoir vécu "l’enfer sur la route entre l’Algérie, le Niger et la Libye" dit rendre grâce à Dieu qui lui a permis de "revenir vivant parmi mes proches".

"Aujourd’hui, je suis convaincu que nous avons tout pour réussir chez nous, dans ce bassin de l’Anambé où on peut faire de bonnes réalisations dans la riziculture" a soutenu Issa.

Responsable du projet à l’ONG ACRA, Silvia Frogoso a expliqué les deux leviers sur lesquels s’appuie sa structure pour dérouler son programme. Il s’agit, selon elle, de la sensibilisation et de la création d’une opportunité d’emploi au niveau local avec l’aménagement de périmètres maraîchers, de poulaillers et la transformation des produits locaux au profit des jeunes et des femmes de cette zone frontalière.

Toutefois, Mme Frogoso a relevé un certain nombre de difficultés que rencontrent les immigrés en Europe. "J’ai travaillé pendant les premiers trois mois de cette année avec des demandeurs d’asile, des gens qui partent de l’Afrique en général et même des Sénégalais. Et leurs témoignages sont terribles surtout ceux qui passent par la Libye, traversent la mer pour arriver en Italie", a-t-elle souligné.

L’objectif du projet lancé en janvier dernier pour une durée d’un an est d’oeuvrer au maintien des jeunes candidats à l’immigration irrégulière dans leur terroir, a soutenu Mme Frogoso.

MG/PON
SOURCE: http://aps.sn

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