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28 Jun

Au Burkina Faso, le prix du ciment flambe

Publié par SAIDICUS LEBERGER  - Catégories :  #ACTUALITE

Au Burkina Faso, le prix du ciment flambe

Au Burkina Faso, c'est le début de la saison des pluies, moment choisi par de nombreux Burkinabè pour construire. Malgré les mesures annoncées par le gouvernement sur la fixation du prix du ciment, qui fait partie d'un lot de 21 produits de grande consommation, les prix connaissent une augmentation et certains commerçants accusent les sociétés de production du ciment. A noter que quatre sociétés de production de ciment sont installées au Burkina Faso. La concurrence ne fait donc pas toujours baisser les prix.

Omar Ouedraogo confectionne et revend les parpaings. Malgré les mesures fixant le prix de vente du ciment, il affirme n’avoir jamais acheté le sac de ciment à moins de 5 000 francs CFA comme prévu par le ministère du Commerce. « Le prix du ciment était à 5 500 francs CFA. Mais on vient de me dire que le prix est passé à 5 750 francs. Le prix a grimpé jusqu’à 6 000 francs au niveau de certains revendeurs. Les prix fluctuent. Alors que nous avions entendu que les prix plafonds avaient été fixés », explique Omar Ouedraogo.

Certains grossistes que nous avons joints ont refusé de donner leurs prix de vente de la tonne du ciment alors que la loi les oblige d’afficher les prix des produits. Pour justifier l’augmentation du prix de vente aux clients, certains revendeurs accusent les sociétés de production. « Le sac est à 5 500 alors que tout dernièrement c’était à 5 750. Il y en a d’autres qui viennent et nous proposent à 5 000. Le problème, c’est à la cimenterie. Là-bas, ils fabriquent et ils donnent les prix », déplore-t-il.

Des prix fixés d’un commun accord

Depuis le mois d’avril, les sociétés de production du ciment et le ministère du Commerce ont fixé d’un commun accord les prix de vente. Pour Nakelse Komikiyoaba, le directeur général du Contrôle économique et de la Répression des fraudes : « la qualité du ciment CPJ 35 a été revue à la baisse à 5 000 francs, comme prix de vente maximum à ne pas dépasser », explique-t-il. Puis il ajoute : « Au cas où il dépasserait 5 000, cela doit se justifier par le coût du transport pour envoyer le ciment dans les localités éloignées des zones de Ouaga ou Bobo. Donc ça veut dire que les qualités du ciment qui ne sont pas CPJ 35, les sociétés présentent seulement des documents où elles fixent des prix, en fonction de la rentabilité de leur entreprise. »

Les services techniques du ministère du Commerce entendent accentuer le contrôle du prix et la qualité du ciment. Selon Yacouba Bila, directeur de la Concurrence et de la Répression des fraudes, « que ce soit au niveau des détaillants, le prix par sac est contrôlé. Au niveau du grossiste, c’est le prix de la tonne », assure-t-il. « Et le contrôle se fait aussi au niveau des producteurs, pour voir si eux même respectent les prix qui ont été fixés d’un commun accord avec eux. Lorsque les prix ne sont pas respectés, la loi a prévu des sanctions à cet effet. »

En tout cas, Omar Ouedraogo, le vendeur de parpaings attend avec impatience la baisse du prix du ciment.

RFI

Par Yaya Boudani

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