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18 Apr

Burkina : Des éléments de la police en colère

Publié par SAIDICUS LEBERGER  - Catégories :  #ACTUALITE

Ce mardi 18 avril 2017, des éléments de la police nationale sont en sit-in devant les locaux du Groupement des compagnies républicaines de sécurité (GCRS) à Ouagadougou.

Selon l’un des policiers qui a requis l’anonymat, ils dénoncent des détournements de frais de missions. Les frondeurs exigent la présentation des contrats « authentiques » signés avec les services privés.

Ils demandent également le départ du ministre de la sécurité, du Directeur général de la Police nationale, du Directeur régional central, du directeur des Unités d’intervention. Le mouvement a commencé ce mardi 18 avril et selon un des policiers, il n’y a pas de date de fin. « Même si c’est un mois, on est là », dit-il. Environ une centaine d’hommes étaient à l’entrée principale de la compagnie aux environs de 7h.

Pour expliquer leurs conditions de vie jugées « misérables », l’un des policiers raconte que lors d’un convoi de sécurité d’une société minière sur une distance de 850 km, ils ont reçu 2 500 F CFA comme frais. Selon ses explications, la hiérarchie, lors d’une rencontre avec le ministre de la sécurité, a dit que le contrat était de 10 000 F CFA par homme. « Nous avons les preuves que ça dépasse les 10 000 F CFA. Nous ne réclamons rien à l’Etat, ce sont nos droits nous revendiquons avec la hiérarchie », dit-il.

Aussi poursuit un autre : « nous avons des dotations qu’on ne porte que le 11-Décembre. On est mal équipé. Des fois, on part sur le terrain comme ça. Sans PA. On dit Dieu n’a qu’à nous protéger ».

Des dires des policiers, toutes les prestations qu’ils font pour les sociétés privées sont plafonnées à 5 000 F CFA. Un policier donne cet exemple : « Un religieux nous a déjà donné 400 000 F CFA pour boire l’eau. Dans le corps, on ne peut pas se les distribuer, nous rendons compte. La hiérarchie a pris et c’est fini, alors que le religieux avait déjà géré. Et sur le travail, on nous donne 1.500 F CFA. S’ils veulent, poursuit-il, qu’ils prennent les choses au sérieux. Si on démarre le plan B, c’est très dangereux ».

En réaction à d’éventuelles sanctions, les éléments préviennent : « Si quelque chose arrive à un policier, sanction ou autre, ça va chauffer ».

Selon les informations reçues, les éléments en poste au niveau des banques, hôtels, écoles et sociétés privées n’y seraient plus.

Pour rappel, le 17 avril 2017, une déclaration anonyme annonçait un mouvement d’humeur des policiers ce 18 avril 2017.

Ignace Ismaël NABOLE
(Burkina24)

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