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09 Mar

Partenariat économique: Pour des députés plus avertis

Publié par SAIDICUS LEBERGER  - Catégories :  #ACTUALITE

Dr Tidiane Dieye, directeur du Centre africain pour le commerce, l’intégration et le développement (CACID).

Les parlementaires burkinabè n’auront plus à ratifier les Accords de partenariat économique (APE) sans chercher à savoir si « cela va aider leur peuple » qu’ils représentent au temple de la démocratie. Le Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG) et le Centre africain pour le commerce, l’intégration et le développement (CACID) et Enda veillent à ce qu’ils comprennent les enjeux. Une journée durant, ce mardi 07 mars 2017, ils ont été instruits sur les 114 articles de l’APE, les bandes tarifaires du Tarif extérieur commun (TEC), la politique commerciale de la CEDEAO, la gestion des différends dans le cadre des APE et le rythme de libéralisation des produits.

« L’intégration régionale est un des processus les plus importants pour la transformation économique et sociale dans notre sous-région. Un pays comme le Burkina Faso est très bien placé pour en mesurer l’importance », analyse le Dr Cheikh Tidiane Dieyen, directeur du Centre africain pour le commerce, l’intégration et le développement (CACID).

Mais précise, M. Dieye, dans le paradigme de l’intégration, il n’est pas indiqué que le Burkina a des contraintes du fait de l’enclavement. Il ressort plutôt que le pays a plus d’opportunités parce qu’il est au centre d’un ensemble régional et qu’il faut nécessairement le traverser pour aller dans beaucoup d’autres pays de la sous-région.

Le CACID accompagne les gouvernements qui en font la demande pour aider les parlementaires à maîtriser et à comprendre des processus « très importants » tels les Accords de partenariat économique (APE) et le Tarif extérieur commun, élément de politique. De même que l’union douanière, le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO.

Tout cela à la fois « parce qu’en dernier ressort, justifie Tidiane Dieye, ce sont les parlementaires qui ratifient tous les accords que nos pays scellent ». Le but de ces campagnes d’explication, c’est de s’assurer avant tout que les parlementaires comprennent les enjeux et posent des actes en connaissance de cause en ayant pour seule motivation que « cela va aider leur peuple ».

Une vue des participants à la formation sur les accords de partenariat économique à l’Assemblée nationale.

M. Dieye, qui a entretenu les participants sur le Tarif extérieur commun, a eu l’occasion de voir les affiches, témoignages de l’insurrection populaire d’octobre 2014 visibles sur la façade extérieure de l’Assemblée de même qu’à la réception. Ces images, confie-t-il, l’ont convaincu que « le peuple a réellement pris le pouvoir » et qu’il y a nécessité de former les parlementaires, acteurs de tous les processus, pour qu’ils ne soient « pas seulement ceux qui reçoivent des accords, qui applaudissent et qui signent ».

En plus des Accords de partenariats sous-régionaux, il y a l’APE adopté en 2014 entre l’Union européenne et la CEDEAO et qui couvre 5 899 produits soumis à un démantèlement tarifaire progressif. Les processus d’accords avec l’extérieur, notamment celui signé par les 13 Etats de la CEDEAO avec l’UE, a relevé Tidiane Dieye influencent « négativement » et « positivement » à la fois ce qui est en train d’être fait au niveau la sous-région ouest africaine. Le Nigéria et le Ghana ne l’ont pas fait. Cela induit selon lui des conséquences dont des difficultés dans la construction des politiques régionales de même que la déstabilisation du processus d’intégration régionale.

Avant la fin de l’année 2017, les députés avaient reçu chacun la somme d’un million de francs CFA chacun « afin de leur permettre d’assurer comme il se doit la redevabilité de l’élu vis-à-vis des populations de sa circonscription ». Se référant à l’histoire récente du pays, Tidiane Dieye, qui dit se sentir aussi burkinabè, a indiqué que « ces processus qui se passent en haut doivent maintenant être popularisés, descendus au niveau le plus bas possible pour que chaque partie de notre population comprenne cela ».

Oui KOETA
(Burkina24)

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