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10 Feb

A Ouagadougou, la grève des transporteurs paralyse les stations d’essence

Publié par SAIDICUS LEBERGER  - Catégories :  #ACTUALITE

La grève de 72 heures des transporteurs entamée mercredi a paralysé des stations d’essence à Ouagadougou, après l’épuisement de leur stock, obligeant la population à recourir au carburant en bouteille dont le prix du litre a flambé en moins de 24 heures soit entre 800 et 1.000 F CFA contre 602 F le tarif normal.

Jeudi matin la plupart des stations d’essence dans la ville de Ouagadougou sont restées fermées en raison de la pénurie liée à l’arrêt de travail de l’Union des Chauffeurs routiers du Burkina (UCRB).

Dans des stations services dont Total, Shell et Petrofa les plus connues et fréquentées dans des quartiers comme Nonsin (Nord), Larlé (Centre-Nord), Cissin (Ouest) et le Centre-ville, assis ou débout, des pompistes vêtus de leur tenue de travail affirment être "au repos forcé".

"Un repos" qui n’arrange pas les usagers de ces lieux d’approvisionnement en carburant dont le super et le gasoil.

"Nous n’avons plus d’essence", lance un pompiste de la station Petrofa de Larlé à l’endroit d’un client, visage luisant de sueur, poussant sa moto à la recherche d’essence.

"Mon essence est fini vers le grand marché (centre-ville) et depuis je pousse ma moto espérant avoir un point de ravitaillement", confie-t-il, tout épuisé avec une voix qui peine à être audible à cause de son essoufflement.

La plupart des Ouagavillois dotés au moins d’un engin à deux roues sont à la recherche d’essence comme ce client essoufflé. Ils ont comme dernier recours les points de vente du carburant en bouteille dont le litre est vendu entre 800 à 1.000 F CFA par endroit contre 602 à 650 F CFA en temps normal.

"Cette situation va engendrer des problèmes car des gens vont payer de mauvais essence et cela jouera sur leur motos après", soutient Kader Sawadogo, mécanicien à Larlé conseillant certains de ses clients à "faire beaucoup attention" à ces genres de carburant.

Mercredi des transporteurs du Burkina ont entamé un arrêt de travail de 72 heures (du 8 au 10 février) en vue de dénoncer "les tracasseries routières et rackets des policiers" sur les routes.

Selon le président de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) Ibrahim Rabo "le chauffeur de gros porteur est obligé de descendre de son véhicule pour rejoindre l’agent (de sécurité) caché dans les broussailles pour vérifier les documents moyennant éventuellement quelque chose", souhaitant être contrôlé sur place comme les véhicules personnels dont les permis de conduire sont de catégorie inférieures".

L’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) avait annoncé la suspension de son mot d’ordre de grève le jeudi 9 février 2017 à 12H00 (GMT), si les négociations aboutissent à des résultats satisfaisants.

DZO
(Alerte Info)

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