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24 Jan

Plan d’évasion de la MACA : « Madi (Ouédraogo) a été l’un des premiers à se mettre à table »

Publié par SAIDICUS LEBERGER  - Catégories :  #ACTUALITE

Le procès Madi Ouédraogo et 28 autres s’est soldé par la condamnation des présumés cerveaux du plan d’évasion de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) à 15 ans de prison ferme. De ceux-ci, l’on peut citer le caporal Madi Ouédraogo, le sergent Zallé Mahamadi et le « marabout » de « la bande », Ouédraogo Cheikh Alassane dit « Ladji ».

Lors de sa rencontre avec la presse le lundi 23 janvier 2017, le Commissaire du gouvernement près du Tribunal militaire, Alioun Zanré est revenu sur la déclaration du Caporal Madi Ouédraogo qui affirmait, le 10 janvier 2017, que lui et ses camarades font l’objet d’un « complot » de la part de Isaac Zida.

A en croire le témoignage de Madi Ouédraogo, l’ancien Premier ministre Isaac Zida aurait proposé à une quinzaine d’éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) dont il faisait partie, la somme de 60 millions de F CFA plus une villa chacun pour « assassiner » trois personnalités burkinabè : Salifou Diallo, les généraux Djibrill Bassolé et Gilbert Diendéré.

A propos de ces « dénonciations » du Caporal Madi Ouédraogo, le commissaire du Gouvernement indique que celles-ci « pouvaient faire l’objet d’une procédure s’il existe des preuves suffisantes ». A noter que les avocats ont remis des « preuves » au Tribunal militaire et au Parquet.

Lors du procès, plusieurs accusés avaient affirmé avoir été rudoyés lors des interrogatoires à la gendarmerie. Foi du Colonel Ouédraogo Sam Djiguiba, directeur de l’enquête, et commandant du Groupement de gendarmerie départementale de Ouagadougou, il n’en est rien. « C’est des moyens extra-légaux qui, à notre niveau, on n’utilise plus ».

Des dires de ce dernier, la prise en charge alimentaire des accusés a coûté « pas moins d’un million 700 F CFA (…). Ils avaient droit à trois repas par jour ». Dans sa défense, le directeur de l’enquête affirme que « Madi a été l’un des premiers à se mettre à table. C’est lui qui a cité tous les éléments qui étaient à ladite réunion. C’est ainsi que nous avons pu les prendre ».

Toutes les auditions ont suivi les règles. Personne n’a été forcé sous menace, sous injures, sous insultes, sous coups, à déclarer et à signer (les procès-verbaux, ndlr), témoigne toujours le Colonel Ouédraogo Sam Djiguiba.

(Burkina24)

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