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17 Jan

CAN 2017: Les Lions de la Téranga dans la quiétude de Bongoville

Publié par SAIDICUS LEBERGER  - Catégories :  #CAN 2017

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Les Sénégalais ne cachent plus leur joie après un match réussi contre la Tunisie 2-0.
Photo: Pierre René-Worms /RFI

Le Sénégal, qui a débuté sa CAN 2017 avec une victoire face à la Tunisie, a pris ses quartiers à Bongoville, petite ville située à environ soixante kilomètres de Franceville où se jouent les rencontres du groupe B. Ici, tout le monde s’active avant la deuxième rencontre prévue le 19 janvier face au Zimbabwe.

♦ Découvrez: le calendrier et les résultats, les équipes, les joueurs.

Franceville, envoyé spécial

« Il fallait commencer par une victoire, c’est bien de débuter ainsi une compétition de cette envergure ». A l’issue de la rencontre face à la Tunisie, Aliou Cissé, le sélectionneur, est loin d’être sur un nuage. Ce résultat permet tout au plus de continuer le travail l’esprit un peu plus libéré. En 2015, en Guinée équatoriale, les Lions avaient aussi ouvert leur tournoi avec une victoire face au Ghana. Mais ils n'avaient pas passé le premier tour.

Au calme dans le Haut-Ogooué

La route est donc encore longue pour espérer décrocher ce premier titre continental. Pour le moment, c’est à Bongoville, une petite bourgade tranquille à une heure de route de Franceville dans la province du Haut-Ogooué, à l'est du Gabon, que les Lions préparent activement leur prochaine rencontre, face au Zimbabwe. Dès l’entrée de la ville, lieu de naissance de l’ancien président Omar Bongo, quelques drapeaux du Sénégal rappellent que la délégation sénégalaise est là.

Dans le petit stade, un groupe de supporters attend patiemment l’arrivée des joueurs ce lundi soir. Ils ne seront que douze remplaçants à participer à la séance d’entraînement sous le regard d'une soixantaine de journalistes qui patientent, espérant quelques mots des Lions présents. Les titulaires eux sont restés à l'hôtel.

« La communication est assez verrouillée et on voudrait un peu plus qu’un seul joueur devant nos micros », souffle un confrère quelque peu inquiet. Alors que Cheikh Ndoye, le milieu de terrain d’Angers (France) est assailli par une meute de caméras et de micros, l’attaché de presse autorise deux autres joueurs à s’exprimer. Moussa Konate, attaquant passé par Israël, la Russie et l’Italie et qui évolue désormais en Suisse, parle tout simplement de « réalisme » pour qualifier la prestation de ses coéquipiers.  Après quelques minutes d'entretien, un membre du staff le tire par la manche pour qu'il regagne en quatrième vitesse le vestiaire.

« On ne se préoccupe pas des autres »

Le natif de Mbour a donc tout juste le temps d'évoquer la « sérénité » du groupe alors que Cheikh Ndoye assure qu’il n’y a pas d’inquiétude et de pression même si les Lions se sont fait bousculer en seconde période par les Tunisiens. « On se focalise sur nous. Quand on joue au football, on rêve de porter le maillot national durant une Coupe du monde ou une Coupe d’Afrique des nations. Nous sommes là pour cela et on ne se préoccupe pas des autres », avance Cheikh Ndoye. L’échec de 2015 semble ne plus être un facteur de doute.

Aujourd’hui, à Bongoville, on assure que peu importe d’être titulaire ou remplaçant, le plus important reste la qualification pour le deuxième tour. « Rien n’est facile, il faut être solidaire et souffrir tous ensemble », lâchait après la première rencontre Kara Mbodj, buteur face à la Tunisie. « On se connaît bien et je crois que lors des éditions précédentes, nous avons été malchanceux. Pour rendre notre tâche plus facile, il va falloir rester soudé », affirmait au micro de RFI Mame Biram Diouf, l'attaquant de Stoke City.

Cheikh Ndoye, en nage après plus d’une heure d’effort, se plie volontiers à une séance de selfies. Avant de s’engouffrer dans le bus qui le ramène à la résidence des Lions pour une nouvelle soirée, dans la quiétude de Bongoville.

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