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14 Jan

Burkina: 1 an après l'attentat de Ouagadougou, où en est le système sécuritaire?

Publié par SAIDICUS LEBERGER  - Catégories :  #ACTUALITE

Le 15 janvier 2016 à 19h45, un commando de trois hommes mitraille la terrasse du restaurant le Capuccino, le bar Taxi Brousse, avant d'investir le Splendid Hôtel sur l'avenue Kwame N'krumah dans le centre de Ouagadougou au Burkina Faso, des établissements fréquentés principalement par des Occidentaux. Cette attaque revendiquée par Aqmi et sa katiba al-Mourabitoune a fait 30 morts dont les trois assaillants. Un an après, les commémorations se déroulent durant tout le week-end à Ouagadougou. Depuis un an, le pays a fait face à de nombreuses attaques, notamment contre les forces de défense dans le nord du pays. Le président Kaboré et son gouvernement ont lancé le chantier de la réforme du système de sécurité, mais les résultats se font attendre.

Sous Blaise Compaoré, une poignée de militaires tenait entre ses mains le renseignement et la sécurité du pays. Ces hommes, comme le général Diendéré, sont aujourd'hui en prison, et leur départ a laissé un vide sécuritaire.

L'enjeu pour le nouveau régime est de passer de ce système qui reposait sur quelques individus à une structure organisée de collecte de renseignements. C'est pourquoi le président Kaboré a accéléré la mise en place de l'Agence nationale de renseignement créée durant la transition. Il a par ailleurs entamé une réforme de la politique de défense et entrepris de doter l'armée de moyens conséquents, une politique qui mettra cependant de longs mois avant de produire des effets.

Entre-temps, les groupes armés ont continué sans relâche à harceler le Burkina Faso comme le montre la multiplication d'attaques aux frontières. Le vide laissé par les hommes de Compaoré n'a pas été comblé, note un analyste qui relève que le nouveau régime n'a pas su instaurer des liens similaires à ceux qui existaient sous Compaoré avec les groupes terroristes du Nord-Mali, si tant est que ces groupes aient voulu jouer le jeu. Reste que l'efficacité de l'appareil sécuritaire aurait pu être plus grande, relève un opposant qui déplore que la confiance entre l'armée et le nouveau pouvoir soit encore loin d'être optimale.

RFI

→ A (re)lire : Burkina Faso: le défi sécuritaire du nouveau chef d'état-major des armées

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