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12 Jan

An I des attaques terroristes de Ouagadougou : Les populations invitées aux activités commémoratives

Publié par SAIDICUS LEBERGER  - Catégories :  #ACTUALITE


Rémis Fulgance Dandjinou.

L’hebdomadaire Conseil des ministres s’est tenu, le mercredi 11 janvier 2017 au palais de Kosyam, sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. La commémoration de l’An I des attaques terroristes de Ouagadougou et d’autres dossiers ont meublé les échanges.

Le Conseil des ministres, en sa séance du mercredi 11 janvier 2017, a abordé plusieurs sujets, dont la commémoration du premier anniversaire des attaques terroristes du 15 janvier 2016 à Ouagadougou. Cette agression avait fait plus de 30 morts de diverses nationalités et 71 blessés. « Le Conseil a évoqué la cérémonie d’hommage aux victimes des attentats du 15 janvier 2016. Il y aura deux actes forts. A savoir, les offices religieux, qui vont commencer le vendredi 13 janvier pour la communauté musulmane et le dimanche pour les chrétiens catholiques et protestants. Une marche silencieuse aura aussi lieu, le dimanche 15 janvier, à partir de 15 heures, du rond-point des Nations unies jusqu’au restaurant Cappuccino et à l’hôtel Splendid, sites ou les attentats ont eu lieu, avec un dépôt de gerbe de fleurs », a déclaré le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, à l’issue du Conseil.

A l’entendre, la participation des citoyens est attendue pour donner un éclat aux activités commémoratives. « Le gouvernement invite les populations à se joindre à cette commémoration qui est l’expression du soutien aux familles des victimes et à notre armée engagée sur les fronts et l’affirmation d’un Burkina debout pour lutter contre les attaques terroristes », a-t-il soutenu.

Le Conseil des ministres s’est également penché sur la dette intérieure régulière et irrégulière. « Il y a eu un rapport relatif à la dette intérieure régulière relevée par l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de la lutte contre la corruption (ASCE-LC). Cette dette intérieure avait été estimée à 35 milliards de francs CFA. Au titre de l’année 2016, il y a eu une dotation de 30 milliards de francs CFA sur le budget national pour résorber la dette intérieure. A la date du 31 décembre 2016, nous avons eu un taux d’apurement de 98,21%, sur les 30 milliards de francs CFA dégagés », a rapporté le ministre Dandjinou.

Au titre de l’année 2017, a-t-il ajouté, cinq milliards de francs CFA sont prévus sur le budget national pour finaliser l’apurement de la dette intérieure régulière.

La dette intérieure en question

La dette intérieure irrégulière préoccupe aussi le gouvernement, à suivre son porte-voix. « S’agissant de la dette intérieure irrégulière, occasionnée par les ministères et les institutions et impliquant un non-respect des procédures de passation de marchés publics, l’ASCE l’avait estimée à 39 milliards de francs CFA. Mais le ministère de l’Economie et des Finances a ramené cette dette à 32 milliards de francs CFA », a relaté le chef du département en charge de la communication.

Selon ses explications, 1445 dossiers, reconnus par l’ASCE et le ministère de tutelle, vont connaître une procédure d’apurement, à partir de cette année 2017, avec un allègement des pièces justificatives et une signature de contrat avec les différents prestataires concernés.

L’agriculture était également à l’ordre du jour du Conseil des ministres, qui a examiné le plan de soutien aux populations vulnérables mis en place en 2016. « Un programme a été retenu pour 2017. Il faut savoir que 21 provinces seront touchées par des stress alimentaires ou des situations de crise alimentaire. Ce sont 21 milliards de francs CFA qui seront mobilisés pour la distribution gratuite de vivres, la vente de vivres à prix sociaux, des subventions pour les aliments pour bétail », a dit le ministre Dandjinou.

Le gouvernement a, par ailleurs, été attentif à d’autres dossiers non moins importants. En témoigne l’adoption d’une ordonnance autorisant la ratification des accords de financement, conclue le 16 décembre 2016 à Marrakech entre le Burkina et la Banque islamique de développement (BID) pour l’extension et le renforcement du réseau électrique, à hauteur de 18 milliards de francs CFA.

Ce projet concerne les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou, avec à la clé, 780 000 nouveaux raccordements. L’approbation d’un appel d’offres pour la construction de quatre Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) dans la région de l’Est, pour un montant d’environ 994 millions de francs CFA, sur financement de la BID, peut être aussi citée.

Kader Patrick KARANTAO
(Sidwaya)

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