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29 Nov

Burkina Faso : Ouaga entre en danse

Publié par SAIDICUS LEBERGER  - Catégories :  #CULTURE

Encore secouée par les attentats de janvier dernier, la capitale du Burkina s’offre une respiration chorégraphique avec la dixième édition de Danse l’Afrique danse !

« Nous devons tenir tête à tous ces nouveaux visages du fascisme (…) La Triennale est une arme de construction massive pour bâtir un monde plus tolérant ! » Au micro, Irène Tassembédo, la femme forte de la danse burkinabè et coordinatrice de la nouvelle édition de Danse l’Afrique danse ! est copieusement applaudie. Et pendant les deux heures qui suivent, les rires et les cris de joie qui ponctuent la revue baroque et un peu surannée imaginée par la chorégraphe mêlant comédie musicale, danse moderne et acrobaties, sont autant de gifles infligées aux terroristes. Plus de 500 personnes, de nombreux professionnels (danseurs, chorégraphes, programmateurs…) mais surtout beaucoup de Ouagalais, venus en famille, assistent sous une nuit sans étoile à l’ouverture de l’événement sur les gradins installés à l’extérieur du Centre de développement chorégraphique la Termitière.

« La mémoire et la transmission »

Le centre, à la fois espace de formation, de création et de diffusion, n’a sans doute jamais été aussi bien surveillé. Aux abords de toutes les grandes scènes du festival, des hommes armés contrôlent les entrées, les sacs sont systématiquement fouillés… Tout le centre-ville, d’ailleurs, est quadrillé par des forces de police et des agents de sociétés privées qui stationnent à l’aéroport ou devant les grands établissements touristiques.

Rien ne doit gâcher le bon déroulement de cette dixième édition du festival panafricain itinérant, biennale devenu triennale, qui a accompagné pendant plus de 20 ans la danse africaine contemporaine. L’événement, qui se poursuit jusqu’au 3 décembre, est centré sur « la mémoire et la transmission. » L’occasion de voir ou de revoir des « pièces du répertoire » africain comme Ti Chèlbè, de la chorégraphe Kettly Noël, originaire d’Haïti qui a choisi une danseuse tunisienne, Oumaïma Manaï, et un danseur malien, Ibrahima Camara, pour rejouer son spectacle. Conçue il y a près de 15 ans, la pièce évoque les rapports hommes-femmes et peut-être aussi les conflits entre générations de danseurs.

(Jeune Afrique)

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